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Le climat dans la chaîne présente une asymétrie prononcée. Les versants septentrionaux sont généralement soumis à des masses d'air chargées d'humidité en provenance de la mer Caspienne. Elles sont influencées par l'anticyclone de Sibérie, surtout actif en hiver. Les versants méridionaux sont sous l'influence de l'anticyclone subtropical dont l'air est asséché par son passage au-dessus du plateau Iranien. Dans l'Elbourz occidental et central, les versants septentrionaux sont soumis à un régime pluviométrique sub-humide à per-humide ; ils reçoivent plus de 1 000 mm par an sur les piémonts et jusqu'à 1 800 mm à moyenne altitude et au pied des monts Talych. Les précipitations y ont lieu tout au long de l'année, un maximum survenant en début d'automne, lorsque la mer est encore chaude, avec par exemple plus de 300 mm en septembre et en octobre à Bandar-e Anzali. Dans cette partie du Guilan proche des gorges du Sefid Roud, les masses d'air sont en contact direct et provoquent un front météorologique instable. Un second pic moins prononcé s'observe autour du mois de mars ; il s'explique en partie, notamment sur le versant sud-ouest, par des perturbations venues de la mer Méditerranée. En hiver, les précipitations se produisent sous forme de neige et apportent un important manteau neigeux. Entre 3 000 et 4 000 mètres d'altitude, il fond toutefois en une quinzaine de jours, laissant place à des processus périglaciaires.
Sources : fr.wikipedia.org
La circulation atmosphérique se faisant généralement du nord-ouest au sud-est en été et du nord-est au sud-ouest en hiver, elle est en grande partie bloquée par les crêtes orientées perpendiculairement, ainsi que par le climat continental plus stable et plus sec qui règne au-dessus de 2 200 à 2 500 mètres d'altitude. Cette circulation atmosphérique hivernale, lorsque les pluies sont les plus propices, explique le gradient pluviométrique croissant de l'est vers l'ouest, là où la surface maritime parcourue est la plus importante. Au cœur de l'Elbourz central, la période la plus arrosée est le début du printemps mais, du mois de juin au mois de septembre, les orages parviennent difficilement jusqu'au fond des vallées et la sécheresse s'installe. Il pleut en moyenne 400 mm par an dans ces régions. Au sud de la chaîne, le phénomène d'ombre pluviométrique tend à abaisser les précipitations à 280 voire 250 mm, avec de grandes variations saisonnières et annuelles. Au barrage de Latyan, dans une vallée au nord-est de Téhéran, la distribution des précipitations ressemble encore à celle des altitudes les plus élevées, mais la sécheresse est plus étalée dans le temps et le régime pluviométrique est semi-aride. Dans la capitale, aride, il tombe mensuellement 40 à 50 mm de décembre à avril mais la sécheresse sévit tout le reste de l'année, avec les mois de juillet à août généralement dépourvus de pluie.
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Dans l'Elbourz oriental, les précipitations sont moindres que dans le reste de la chaîne et l'aridité se fait sentir jusqu'au versant septentrional, en dehors de quelques îlots humides sur les chaînons les plus élevés. Le pic de précipitations y survient en mars avec 70 à 90 mm, pourtant Gorgan connaît la sécheresse de juin à septembre et à Gonbad-e Qabous, encore plus à l'est, elle perdure environ de mi-avril à octobre ; annuellement, il y tombe respectivement près de 600 et 300 mm. La température annuelle moyenne est de 14 °C au niveau de la mer au nord et de 15 à 18 °C, avec des hivers froids, en bordure du plateau Iranien au sud. Sur les versants septentrionaux, le climat est tempéré. De Bandar-e Anzali à l'ouest jusqu'à Gorgan à l'est, les températures croissent légèrement mais restent relativement homogènes : les moyennes mensuelles sont comprises entre 6 et 9 °C en hiver et entre 25 et 28 °C environ en été. Les minimales moyennes sont de 3 à 4 °C et les maximales moyennes sont de 29 à 33 °C. Durant l'été, une couche d'inversion de température se met en place, maintenant une mer de nuages pendant plusieurs semaines sur le bassin caspien et limitant l'amplitude thermique. À Gonbad-e Qabous, l'amplitude entre l'hiver et l'été est plus importante, avec respectivement 1 °C et 36 °C. Au cœur de l'Elbourz central, à 2 200 mètres d'altitude, les moyennes mensuelles estivales sont comprises entre 17 et 18 °C avec des maximales moyennes à 26 °C.
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L'hiver, les disparités sont plus importantes selon la position par rapport à la ligne de crête principale : au nord, si les minimales atteignent −7 °C, les moyennes mensuelles restent toutefois légèrement positives ; au sud, en revanche, les moyennes sont négatives de décembre jusqu'à mars et les minimales descendent jusqu'à −13 °C. Ce climat froid en hiver se ressent fortement sur les versants méridionaux, notamment à Téhéran, où les moyennes mensuelles sont de 5 °C en hiver et les minimales moyennes de 0 °C, alors que l'été les températures grimpent en moyenne à 30 °C avec des maximales de 36 °C.
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